Le fichier AI est le format vectoriel natif d'Adobe Illustrator : il décrit un logo en courbes redessinables à toute taille, ce qui en fait le fichier préféré des ateliers textile. À défaut, un EPS, SVG ou PDF vectoriel convient, et un PNG grand format peut dépanner.
"Pouvez-vous nous envoyer le logo en vectoriel ?" Si cette phrase de l'atelier vous a fait ouvrir trois dossiers et un vieil email sans rien trouver d'autre qu'un PNG, respirez : vous êtes dans le cas le plus courant du premier projet, les ateliers le savent, et il y a une solution à chaque situation. Ce guide vous explique ce qu'on vous demande exactement, ce que valent les fichiers que vous avez déjà, et quoi faire s'il vous manque le bon.
Ce que l'atelier attend, et pourquoi
Commençons par lever le mystère. Votre logo existe sous deux espèces de fichiers, et toute la conversation avec l'atelier tient dans cette différence.
Le fichier pixel (PNG, JPEG, WebP) est une grille de petits carrés de couleur : une photo de votre logo, en somme. À sa taille d'origine, tout va bien. Agrandi sur un dos de t-shirt ou une banderole, chaque carré grossit et les contours partent en escalier.
Le fichier vectoriel (AI, EPS, SVG, certains PDF) ne stocke pas des carrés mais des formes : des courbes mathématiques qui se redessinent parfaitement à n'importe quelle taille. C'est le plan de construction de votre logo, quand le PNG n'en est que la photo. On agrandit un plan à l'infini ; une photo, non.
Voilà pourquoi l'atelier réclame du vectoriel : il va peut-être imprimer votre logo en 8 cm sur un coeur ET en 30 cm sur un dos, découper ses contours pour un transfert, ou le broder point par point. Toutes ces machines travaillent à partir des formes, pas des carrés. Ce n'est pas de la coquetterie de graphiste : c'est ce qui garantit que votre logo sortira net.
La hiérarchie des fichiers, du meilleur au pire
Faites l'inventaire de ce que vous avez, dans cet ordre.
1. Le fichier AI. L'original d'Adobe Illustrator, le logiciel dans lequel la plupart des logos naissent. C'est le fichier source par excellence : si vous l'avez, envoyez-le tel quel, l'atelier a ce qu'il faut pour l'ouvrir (vous n'avez pas besoin d'Illustrator pour le transférer, ni même pour vérifier : des visionneuses en ligne gratuites l'affichent).
2. EPS, SVG, ou PDF vectoriel. Les autres formats de formes : tout aussi bons pour l'atelier. Attention au PDF piège : un PDF peut contenir du vectoriel comme une simple image pixel enregistrée en PDF. Le test rapide : zoomez à fond dans le PDF ; si les contours restent nets, c'est bon signe.
3. Le PNG grand format sur fond transparent. Pas idéal, mais souvent exploitable : un PNG de 2000 pixels et plus, sur fond transparent, suffit pour beaucoup de marquages de taille standard. C'est le meilleur des fichiers pixel.
4. Le JPEG. Fond blanc obligé (le JPEG ne connaît pas la transparence), compression qui abîme les contours : il dépanne pour montrer le logo, rarement pour le produire.
5. La capture d'écran, le logo aspiré du site web, le scan de carte de visite. Trop petits, trop abîmés : ils servent de référence visuelle, pas de fichier de production. Si c'est tout ce que vous avez, passez directement au plan B.
Vous n'avez qu'un PNG ? Le plan B, dans l'ordre
C'est le cas de la majorité des premiers projets, et il se résout presque toujours. Trois pistes, de la meilleure à la dernière.
Piste 1 : retrouver le fichier source. Votre logo a bien été dessiné par quelqu'un : le graphiste d'il y a cinq ans, l'agence du site web, le cousin doué. Cette personne possède l'original vectoriel, et vous êtes en droit de le demander (c'est votre logo). Un email suffit souvent à récupérer le trésor. Profitez-en pour l'archiver correctement cette fois : le fichier source de votre logo doit vivre chez vous, pas seulement chez son créateur.
Piste 2 : vectoriser le PNG. Des outils font aujourd'hui ce travail en quelques secondes : Depixelise, par exemple, est gratuit et sans inscription : vous déposez votre PNG, il vous renvoie par email le SVG vectorisé avec les déclinaisons qu'un atelier demande (fond transparent, version monochrome, version négative). Pour un logo aux formes franches, le résultat est généralement fidèle ; vérifiez-le en zoomant avant de l'envoyer. Un logo très complexe (dégradés, photo, détails fins) se vectorise moins bien automatiquement : c'est la limite honnête de l'exercice.
Piste 3 : demander à l'atelier. Certains ateliers proposent de redessiner votre logo en vectoriel, en supplément au devis. C'est un travail manuel de graphiste : il se paie, mais vous repartez avec un fichier source propre pour toutes vos commandes futures. Posez la question au moment du devis, ou repérez sur l'annuaire un atelier près de chez vous à qui la poser.
La checklist avant d'envoyer
Le bon fichier en main, cinq vérifications d'une minute :
- Le format : vectoriel de préférence, sinon votre meilleur PNG grand format fond transparent.
- Le fond : transparent, sauf si votre logo contient volontairement un fond. Un rectangle blanc autour du logo sur un t-shirt foncé est le classique des classiques.
- Les couleurs : si votre charte impose des couleurs exactes, donnez leurs références à l'atelier (le nom Pantone ou le code hexadécimal) plutôt que "le même bleu que le fichier".
- Les variantes : envoyez ce que vous avez (version claire, version foncée, version monochrome) et laissez l'atelier choisir la bonne pour chaque support.
- Un seul envoi propre : un dossier avec des noms de fichiers clairs vaut mieux que quatre emails successifs. L'atelier vous en remerciera, et votre BAT arrivera plus vite.
Le fichier envoyé, la suite du parcours est balisée : l'atelier prépare sa maquette, et vous recevrez un BAT à valider avant impression : c'est lui qui confirmera que votre logo est net, à la bonne taille, au bon endroit. Et si vous découvrez tout le parcours d'une première commande, notre guide pour faire imprimer des t-shirts le déroule étape par étape : le fichier logo en est le point de départ.
FAQ
Questions fréquentes
Je n'ai mon logo qu'en JPEG, c'est grave ?
Non, c'est le cas le plus courant du premier projet. Dans l'ordre : récupérez le fichier source auprès du créateur du logo, sinon vectorisez le JPEG avec un outil gratuit, sinon demandez la vectorisation à l'atelier au devis. Un JPEG grand format et net reste une bonne base de travail.
C'est quoi un fichier vectoriel ?
Un fichier qui décrit votre logo en formes et en courbes mathématiques plutôt qu'en pixels : il se redessine parfaitement à n'importe quelle taille. Les formats courants sont AI, EPS, SVG et certains PDF. C'est le plan de construction du logo, là où un PNG n'en est que la photo.
Comment ouvrir un fichier AI sans Illustrator ?
Pour vérifier son contenu, des visionneuses en ligne gratuites affichent les fichiers AI sans logiciel. Mais pour votre commande, vous n'avez pas besoin de l'ouvrir : transférez-le tel quel à l'atelier, c'est lui qui a les outils pour le travailler.
Quelle taille de PNG faut-il pour imprimer un logo ?
Le plus grand possible, sur fond transparent : à partir de 2000 pixels de large, beaucoup de marquages de taille standard passent bien. En dessous, demandez l'avis de l'atelier avant de commander, ou passez par la vectorisation.
Peut-on transformer un PNG en fichier vectoriel ?
Oui : des outils gratuits comme Depixelise retracent automatiquement les contours en courbes, avec un bon résultat sur les logos aux formes franches. Les logos très complexes (dégradés, photos, détails fins) demandent plutôt un redessin manuel par un graphiste ou l'atelier.
Passer à l'atelier
Vous savez ce qu'il vous faut. Trouvez l'atelier qui le fait.
L'annuaire recense les ateliers ville par ville, avec leurs techniques et leur contact direct. Un devis rapide vous répond sous 24 h.




